Il existe trois certifications Kubernetes, avec un seul prérequis entre elles : impossible de passer le CKS sans un CKA valide. Cette contrainte détermine une partie du parcours. Le reste dépend de votre activité et de vos objectifs.
Commencez par le CKAD si vous développez des applications
Si vous construisez des services que d’autres déploient, le CKAD est souvent le choix le plus rapide et le plus pertinent. Il couvre les objets que vous utilisez déjà : Deployments, ConfigMaps, Secrets, sondes et limites de ressources. Six à dix semaines de pratique régulière sont réalistes si vous travaillez déjà avec des conteneurs.
Le piège du CKAD est surtout la rapidité. Vous disposez de deux heures pour de nombreuses tâches. Des candidats qui connaissent les réponses échouent faute de temps. Retenez une habitude : générer les manifests en mode impératif.
kubectl create deployment web --image=nginx --dry-run=client -o yaml > web.yaml
Saisir cette structure à la main peut coûter quatre-vingt-dix secondes par tâche. Sur vingt tâches, cela représente une grande partie de l’examen.
Commencez par le CKA si vous administrez des clusters
Le CKA est plus large et laisse moins de place à l’improvisation. Le dépannage
représente à lui seul 30 % du score. Ce domaine ne se prépare pas à la dernière
minute : face à un nœud NotReady, il faut une méthode. Improviser peut coûter
dix minutes que vous n’avez pas.
Deux sujets méritent d’être répétés jusqu’à devenir des automatismes : la
sauvegarde et la restauration d’etcd, et une mise à niveau complète du plan
de contrôle avec kubeadm. Ce sont des procédures : les avoir exécutées vingt
fois change tout par rapport à une simple lecture.
Prévoyez huit à douze semaines si vous utilisez déjà Kubernetes au travail. Sans cette expérience, la préparation sera plus longue.
Passez le CKS en dernier, si vous visez la sécurité
Le CKS exige un CKA valide et vient donc après celui-ci. Son périmètre est large : Falco, Trivy, AppArmor, seccomp, contrôle d’admission avec OPA ou Kyverno, politiques d’audit et chaîne d’approvisionnement des images. L’enjeu est de reconnaître rapidement quel outil correspond au scénario.
Ne le réservez pas uniquement pour compléter une collection. Il est surtout pertinent si vous évoluez vers la sécurité des plateformes et pouvez appliquer ces connaissances.
L’ordre qui fait perdre le moins de temps
Pour la plupart des candidats : CKAD, puis CKA, puis CKS si pertinent.
Le CKAD développe l’aisance avec les objets et la rapidité avec kubectl.
Ces acquis servent directement pour le CKA. L’ordre inverse fonctionne aussi,
et convient souvent aux administrateurs, mais le transfert est moins direct.
Quel que soit l’ordre, essayez d’acheter les deux examens Kubernetes pendant la même période de promotion. Ils sont souvent proposés en offre groupée, avec une économie importante.
Ce que change la seconde tentative gratuite
Les trois examens incluent une seconde tentative gratuite. Si vous êtes presque prêt, une première tentative peut être plus utile que trois semaines de révision supplémentaires : elle fournit un diagnostic réel, et la seconde tentative est gratuite.
Attendre de se sentir totalement prêt conduit parfois à reporter encore l’inscription, puis à ne jamais réserver.